Exposition de Sylvaine Conord

SYLVAINE

RESISTANCES ORDINAIRES DE QUARTIERS POPULAIRES.
DE VIENNE A LISBONNE, DE BRUXELLES A PARIS.
PHOTOGRAPHIES DE SYLVAINE CONORD

Exposition présentée par l’équipe de recherche R.E.V. (Rester en centre ville)

UMR LAVUE, 7218, CNRS, CRH, PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture)

Du 16 au 29 novembre, 2018,

Université de Nanterre, 200 av de la République, Hall du bâtiment Max WEBER

Vernissage, le 22 nov. à partir de 12h

L’Université Paris Nanterre présente l’exposition Résistances ordinaires de quartiers
populaires, de Vienne à Lisbonne, de Bruxelles à Paris. Cette exposition, itinérante depuis deux ans, est le fruit d’une étude (2014-2016) menée par une équipe mixte de sociologues et géographes dirigée par Yankel Fijalkow et Claire Lévy-Vroelant et pilotée par le CRH-LAVUE qui répond à un appel d’offre sur la Ville ordinaire et la Métropolisation lancé par le PUCA (Plan Urbanisme Construction Architecture).
Les quartiers populaires des grandes villes européennes sont-ils condamnés à être laminés par une gentrification écrasante ? Prises au cours de balades accompagnées, en complément de deux cents entretiens réalisés (par les 12 chercheurs européens de l’équipe) avec des habitants de chaque quartier, les photographies de Sylvaine Conord offrent de nouvelles perspectives. L’exposition porte sur quatre quartiers européens : Mouraria (Lisbonne), Volkertviertel (Vienne), Heyvaert (Bruxelles), la Goutte d’Or (Paris). Grâce à ce procédé d’enquête vivante in situ, la photographie sociologique permet d’esquisser le système de lieux et de liens de la personne enquêtée. Ce travail d’interprétation visuelle des récits offre une lecture singulière, créative et représentative à la fois, traçant des convergences entre les quartiers par-delà les frontières.

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A propos de Cachoeira, Recôncavo da Bahia, Brésil: par Fernanda Martins

© Fernanda Martins

L´ESSAI PHOTOGRAPHIQUE “CACHOEIRA, GRIS NOIR ET BLANC, LE COURT MÉTRAGE “CACHOEIRA, SYMPHONIE D´UNE VILLE”

Ce mois de décembre 2016, Fernanda Aguiar C. Martins, un des membres du comité de parrainage ARPIA, présente “Cachoeira, Gris Noir et Blanc” – un essai photographique qui accompagne la réalisation filmique “Cachoeira, Symphonie d´une Ville”, les deux projets étant partie prenante des activités actuelles du LACIS – Laboratoire d´Analyse et de Création en Image et Son (UFRB/CNPq).

Tout comme l´expérimentation filmique, l´essai photographique focalise sur la ville de Cachoeira, située dans la région du Recôncavo de la Bahia, au Nordeste du Brésil, et plus particulièrement sur les différents moments de la journée (en ses différentes périodes du jour) comme le matin, l´après-midi et le soir, sous l´objectif monochromatique du gris-noir-blanc.

“Cachoeira, Symphonie d´une Ville” suit la tradition des symphonies urbaines des années 1920, celle de la tríade formée par les réalisateurs A. Cavalcanti, W. Ruttmann et D. Vertov. En prenant la ville de Cachoeira comme protagoniste, le film ne raconte pas une histoire, mais se propose plutôt de nous révéler la ville saisie dans son quotidien le plus banal, avec ses habitants anonymes, sa circulation et ses points de vue captés dans leurs mouvements et leurs rythmes les plus subtils tout au long d´une journée.

Par ailleurs, ce court-métrage rend hommage à la ville de Cachoeira et au cinema, et tout spécialement, au réalisateur brésilien Alberto Cavalcanti, dont la symphonie urbaine “Rien que les heures” (1926) célèbre ses 90 ans cette année.

Fernanda Aguiar C. Martins est enseignante de l´UFR “Cinéma et Audiovisuel” de l´UFRB, où elle a fondé et coordonne le LACIS. À Paris, elle a suivi un doctorat en Études Cinématographiques et Audiovisuelles à l´Université Paris III – Sorbonne Nouvelle. À Recife, elle a été élève du cours de photographie de Firmo Neto, dans la Casa da Cultura, où elle a fréquenté le Club de Photographie.

Durant ce mois de décembre, elle expose à côté d´Adília Morais, Angela Poluzzi, Clarissa Garcia, Dominique Berthé, Eddy Polo, Guga Burkhardt, Hassan Santos et Iramaraí Vilela, chacun apportant son point de vue bien particulier sur l´Art et ses fonctions.

© Fernanda Martins

 

 

Les mille briques

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L’exposition « Les mille briques », d’Andrea Eichenberger, intégre le festival Photaumnales 2016.

« Les mille briques » est le résultat d’une résidence artistique réalisée à côté de Diaphane, Pôle photographique en Picardie, autour de la fermeture de la maison d’arrêt de Beauvais, qui a cessé de fonctionner en décembre 2015.

L’exposition est accompagnée d’un recueil de paroles réalisé par Isabelle Marseille à l’intérieur de la maison d’arrêt.

 

Du 08/10/2016 au 19/11/2016

5 Rue du Faubourg Saint-Jacques, 60000 Beauvais

Site du festival: http://photaumnales.fr

Un livre, qui réuni photographies et paroles, est en souscription chez Diaphane éditions : http://www.diaphane-editions.com/livre.php?id=72

 

Exposition: Sylvaine Conord

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Sylvaine Conord, présidente d’ARPIA, vous invite à son exposition « Résistances ordinaires de quartiers populaires, de Vienne à Lisbonne, de Bruxelles à Paris ».

Vernissage le 26 mai à 18h.

À l’Ecole nationale supérieure d’architecture Paris Val de Seine
3 quai Panhard et Levassor, Paris 13ème

Exposition Second Hands: commissariat de Sophie Bernard

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Parmi les artistes représentés et exposés à la Galerie Binôme, plusieurs
ont déjà mis de côté leur appareil photographique et puisent dans les bases
de données d’Internet la matière première de leurs images. À l’opposé de
ces pratiques, l’exposition SECOND HANDS s’intéresse à l’exploitation
des fonds de photographies argentiques issus d’archives de studio, de
brocantes, de sites de ventes en ligne, de ventes aux enchères, de fonds de
tiroir et même de poubelles.
.
Sous le commissariat de Sophie Bernard, la sélection réunit des
photographes et des artistes, mais également des éditeurs et
collectionneurs. À partir de corpus d’images anciennes, négatifs ou tirages,
ils font œuvre et établissent d’autres rapports au visible. Détachés d’un
pathos matérialiste qui viendrait sacraliser ces images primaires oubliées ou
tombées dans l’anonymat, ils reconsidèrent les qualités de ces matériaux,
vieillis et un peu sales pour les recycler, les détourner et les hybrider.
.
Les œuvres abordent des questions de transmission, de mutation, d’identité
et s’inscrivent dans les enjeux contemporains de la fabrique de l’image.
Dans une pluralité de formes (œuvres tableaux, tirages uniques, objets
photographiques, multiples, éditions et livres d’artistes), elles proposent des
modes de résistance à l’obsolescence programmée qui régit nos vies.
.
Pour plus d’information, ICI…
.

Expositions: Charles Fréger

Avec “Bretonnes”, le photographe Charles Fréger rajeunit les coiffes

Par Mathieu Oui

Coiffe de l’Aven. Ensemble de cérémonie. Région de Fouesnant, 1940. Photo : Charles Fréger

 

Présenté dans quatre institutions et musées de Bretagne, le nouvel inventaire photographique de Charles Fréger revisite les coiffes et tenues bretonnes.

Bretonnes, le dernier travail du photographe Charles Fréger s’apparente à une collection. Une collection de coiffes d’une richesse insoupçonnée dont même les noms constituent un inventaire à la Prévert : capot de deuil, queue de langouste, coiffe le coq, cornette du Trégor, tintaman du Haut-Léon… Le terme de collection semble ici approprié, tant l’univers de la mode est mis en avant à travers la délicatesse des dentelles, le détail des velours, soies et rubans, mais aussi les motifs brodés ou peints sur la robe.

Né en 1975, Fréger, ancien diplômé des Beaux-Arts de Rouen, s’est fait connaître pour ses séries successives dédiées aux costumes et uniformes. Bretonnes s’inscrit à la fois dans le prolongement et en décalage de ce travail de fond : on retrouve ce rapport au vêtement et à l’accessoire, mais avec une forte évolution esthétique par rapport aux séries précédentes.

53 coiffes différentes recensées

Le point de départ de cet ensemble est une résidence du centre d’art GwinZegal de Guingamp, initiée en 2011. Le photographe, à l’origine peu familier de la culture locale, a commencé par se documenter et s’immerger dans une riche iconographie. Il a également pris contact avec les cercles celtiques qui lui ont permis de découvrir l’extrême variété des coiffes. L’ouvrage publié chez Actes Sud qui accompagne le projet en recense 53. « Alors que les composantes du costume breton se ressemblent toutes un peu, la coiffe est le véritable élément singulier, observe Céline Chanas, directrice du musée de Bretagne, à Rennes. Elle signale l’origine géographique et le statut social ou marital de la femme. »

Pour l’artiste, cette immersion dans les cercles celtiques est aussi l’occasion de rencontrer ses futurs modèles. Entre 2011 et 2014, il organise plusieurs séances de prises de vues en extérieur. Sur les plages ou dans les champs, Fréger installe ses éclairages et construit précisément son image. Le photographe tourne autour du modèle et travaille les poses et la gestuelle pour mieux mettre en valeur les tenues.

Un écran de soie pour créer un décalage

Construit comme un ensemble de tableaux photographiques, Bretonnes fonctionne sur un double décalage. Décalage temporel entre la jeunesse des modèles, toujours jolies et apprêtées, et l’ancienneté du vêtement (certains remontent à 1800). Décalage aussi à l’image entre le premier plan, celui du modèle principal, et le deuxième, constitué de figurants, ce qui renforce ce côté pictural. Pour créer cette image en deux plans, l’artiste a utilisé un écran de soie placé derrière le modèle. « C’est une toile tendue qui réagit aux flash, filtre la lumière et donne un flou à l’arrière plan de l’image. »

Celui-ci est nourri de toute une iconographie. Fréger reconnaît s’être fortement documenté et inspiré d’un vaste corpus : cartes postales, tableaux de l’école de Pont-Aven, photos historiques, etc. Les figures du deuil, de l’attente, de l’espoir, de la révolte et de la solidarité féminine, des activités agricoles apparaissent en filigrane.

Coiffe penn-Sardin. Ensemble quotidien. Concarneau, 1900-1910.

Coiffe penn-Sardin. Ensemble quotidien. Concarneau, 1900-1910. Photo : Charles_Fréger

 

«Ce travail marque une évolution dans l’approche photographique de Charles, observe Paul Cottin, le directeur du centre d’art GwinZegal. Par rapport aux séries précédentes, l’unité formelle est moins grande et la palette d’écriture s’est élargie. » Autant ses première séries documentaient une personne et son costume systématiquement de face, autant Bretonnes s’éloigne de cette typologie, privilégiant les silhouettes de dos aux visages regardant le spectateur. Construit comme la mise en page d’un livre, l’œuvre associe des gros plans sur les coiffes saisies comme des sculptures avec des plans larges, des scènes de groupes avec des portraits frontaux. Une diversité d’approche qui fait toute la singularité du projet.

L’autre originalité de Bretonnes est d’avoir fédéré quatre institutions régionales qui présentent chacune en parallèle une sélection de photos. Le centre GwinZegal met en regard une trentaine de tirages avec une sélection de séries précédentes – notamment les soldats de l’Empire britannique, les sportifs, les artistes de l’opéra chinois –, ce qui permet de mesurer cette évolution stylistique. Le musée de Bretagne, à Rennes, présente le plus grand nombre d’images, 61 au total, de formats différents. Cet ample inventaire est associé avec une quinzaine de coiffes présentées au centre de la salle d’exposition.

On en retrouve d’autres au musée d’Art et d’Histoire de Saint-Brieuc face à des photos de costumes de la vie quotidienne. Enfin, le musée Bigouden de Pont-l’Abbé questionne le rapport à la tradition et au folklore. « Cette question est assez secondaire pour moi, avoue Charles Fréger. Ces demoiselles ne sont pas déguisées mais portent ces tenues pour danser et participer à la vie de leur cercle. Elles constituent des communautés très vivantes et contemporaines. »