Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain

Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales
(IIAC-LAIOS)

Séminaire
L’enquête et ses graphies : figurations iconographiques d’après société 
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2014/ue/568/   
http://graphies.hypotheses.org/  
Cher(e)s étudiant(e)s, cher(e)s collègues,

La prochaine séance du séminaire se tiendra le jeudi 16 avril 2015 au Bâtiment Le France (190 avenue de France), salle du Conseil A, de 15h à 17h30.

Cassis Kilian, ethnologue et enseignante à l’Université de Mayence nous parlera des « Rythmes de l’urbanisation du monde. Un acteur et une ethnologue explorent les possibilités des citoyennetés cosmopolites ».

Plaçant le rythme au centre de ses recherches, elle explore les aspects corporels et émotionnels de la mondialisation à partir de la pratique artistique d’Emil Abossolo-Mbo, acteur cosmopolite, né à Yaoundé et vivant à Paris.
Le rythme, paramètre déterminant de la vie urbaine, s’avère particulièrement difficile à saisir, nécessitant d’être « à la fois dedans et dehors » (Lefebvre, 1992). Or, si la recherche médicale et l’urbanisme explorent aujourd’hui l’impact des rythmes imposés par les infrastructures au travers d’enquêtes quantitatives, il existe peu de recherches qualitatives.
Le projet « Les rythmes de l’urbanisation du monde », mené en collaboration avec Emil Abossolo Mbo et présenté au cours de la séance revient ainsi sur les dimensions existentielles, difficiles à appréhender pour l’anthropologie urbaine, qu’induit l’adoption des rythmes imposés par les infrastructures. Mettant en question les hiérarchisations  épistémologiques (Marcus, 2010), l’objectif du projet est d’élargir les concepts, les méthodes et les possibilités de représentations anthropologiques.

Références bibliographiques

Abossolo Mbo, E. (2013), ‘Debate at NollywoodWeek Paris: film export and translation – Final 7/7’ <https://www.youtube.com/watch?v=Ij0qqyJkcns&gt; (30 août 2014)
Appiah, K. A. (2007), Cosmopolitanism: Ethics in a World of Strangers (New York: Norton).
Lefebvre H. (1992), Éléments de Rythmanalyse : Introduction à la connaissance des Rythmes, Paris, Syllepse.
Lefebvre, H. 2000: Writings on cities (Oxford: Blackwell).
Marcus, G. E. (2010) ‘Affinities: Fieldwork in Anthropology Today and the Ethnographic in Art-work’, dans A. Schneider and C. Wright (ed.), Between Art and Anthropology: Con-temporary Ethnographic Practice (Oxford, New York: Berg), 83-94.
Mbembe, A. (2004), ‘Aesthetics of Superfluity’, in Public Culture 16, no. 3: 373-405.

Au plaisir de vous y retrouver,

L’équipe du séminaire :
Manuel Boutet, Manon Denoun, Katrin Langewiesche, Jean-Bernard Ouedraogo, Arghyro Paouri

L’enquête et ses graphies : figurations iconographiques d’après société

Institut Interdisciplinaire d’Anthropologie du Contemporain
Laboratoire d’Anthropologie des Institutions et des Organisations Sociales
(IIAC-LAIOS)

Séminaire L’enquête et ses graphies : figurations iconographiques d’après société
http://www.ehess.fr/fr/enseignement/enseignements/2014/ue/568/
http://graphies.hypotheses.org/

Cher(e)s étudiant(e)s, cher(e)s collègues,

La prochaine séance du séminaire se tiendra le jeudi 5 mars 2015 au Bâtiment Le France (190 avenue de France), salle 1, de 15h à 17h 30.

Sylvaine Conord, maître de conférences à l’Université de Paris Ouest Nanterre La Défense, chercheure dans l’équipe  Mosaïques, UMR LAVUE (CNRS, 7218) présentera « La méthode de la photographie participative. Interactions et représentations ».

Aborder les relations entre photographie et anthropologie sous un angle méthodologique permet de s’interroger sur l’implication du chercheur sur son terrain et des conséquences de celle-ci sur les résultats et la restitution de la recherche. Plusieurs exemples nous montrent que la relation sujets photographiés/sujet photographiant placée au cœur de l’enquête révèle des aspects du terrain insoupçonnés. Et lorsque le chercheur décide de faire participer les interviewés en les désignant comme guides durant un cheminement dans la ville, peut-il avoir la prétention de vouloir « penser avec les enquêtés » ?

La cinquième séance aura lieu le jeudi 19 mars. Catherine Allamel-Raffin, maître de conférences à l’Université de Strasbourg, nous parlera du [Le] statut épistémique des images au sein des sciences de la nature et des sciences humaines et sociales.

Au plaisir de vous y retrouver,

L’équipe du séminaire :
Manuel Boutet, Manon Denoun, Katrin Langewiesche, Jean-Bernard Ouedraogo, Arghyro Paouri

50 ans du coup d’État militaire au Brésil

Journée de Conférences sur les 50 Ans du Coup d’État Militaire au Brésil. L’événement aura lieu le 17 Mai au Théâtre de l’Opprimé – Paris 12ème.

Imprimer dictature.svg

Cycle de conférences sur les 50 ans du coup d’État militaire au Brésil :

La dictature brésilienne (1964-1985) – 21 ans d’une « page malheureuse de notre histoire » : essence, forme, rémanences…

17 mai 2014

Lieu : Théâtre de l’Opprimé – 78 rue du Charolais, 75012 Paris

Programme provisoire

09h – 11h – Aspects socio-économiques de la dictature

09h – Paulo Kliass (journaliste à Carta Maior, doctorat en économie de Paris X) : « Le coup d’État de 1964 et la modernisation conservatrice » (texte envoyé)

09h 20 – Antoine Acker (doctorant à l’EHESS) : « Volkswagen du Brésil, un partenaire du régime militaire ? »

09h 40 – Rodrigo Nabuco (Université de Toulouse) : « L’alliance France Brésil pendant les années de la dictature »

10h – Maria José Chotil : « L’exil des travailleurs brésiliens de classes populaires pendant la dictature de 1964-1985 »

11h – 13h – Le coup d’État aujourd’hui

11h – Commission Nationale de la vérité :

11h 20 – Kim Aumonier et Nicolau Bruno : « La singularité de la Frente de Esculacho Popular dans le mouvement Mémoire, Vérité et Justice au Brésil « 

11h 50 – Sophie Maurissen (doctorante à l’Université de Paris 7 – Denis Diderot) : « Le caractère sadique chez le tortionnaire durant la dictature militaire au Brésil »

12h 10 : Bruno Groppo (CNRS) : « Le Brésil face à un passé difficile : de la Loi sur les disparus à la Commission Nationale de la Vérité »

12h 30 – 13h – Débat

13h – 14h – Déjeuner

14h -16h : Témoignages : l’expérience de l’exil

14h – Rui Frati : parlera sur son père, l’un des 17 prisonniers politiques libérés en échange de la libération de l’ambassadeur américain, enlevé par des révolutionnaires brésiliens

14h 20 – Luiz Eduardo Prado de Oliveira (journaliste exilé, Paris 7) : « Un putsch, deux dictatures et trois rêves »

14h 40 – Jader Cunha Neves (sociologue exilé) : « L’intégration par la base »

15h – Angela Xavier de Brito (CNRS/CERLIS) : « Cet amer caviar de l’exil »

15h20 – 15h 55 – Débat

16-17h 30 : L’art et la dictature

16h –

16h 20 – Clara de Andrade (doctorante à l’UFRJ) : « Augusto Boal : mémoire et résistance en exil »

16h 40 – Erika Thomas (FLSH-ICL Lille & Université d’Artois) : « Migration des images d’archives dans la fiction cinématographique et télévisuelle : La dictature brésilienne à l’écran »

17h – João de Oliveira (Docteur en cinéma Paris 3) : « Le cinéma novo, le théâtre et les différentes formes de résistance au coup d’État »

17h 20 – 17h 40 – Débat

17h 40 – 20h : Le coup d’État et ses conséquences

17h 40 Luiz Antonio Cunha (UFRJ) : « L’héritage de la dictature dans l’éducation »

18h10 : Afrânio Garcia (EHESS) : « Mobilisations autour de la réforme agraire et coup d’État de 1964 : l’expulsion des descendants des plantations et la croissance de la misère urbaine (1964-1985)

18h 40 – Michael Löwy (CNRS et EHESS) : « L’Église Catholique et la dictature militaire »

19h 10 – Alain Touraine (CNRS et EHESS) : « L’évolution sociale et politique du Brésil depuis la dictature »

19h40 – 20h 00 – Débat

20h : Concert de clôture avec quelques musiques de l’époque de la dictature

Idéalisation et Organisation : João de Oliveira (avec une immense, gigantesque, collaboration de la sociologue Angela Xavier de Brito).

Contact : deoliveirajoao@yahoo.fr

Partenaires : Pasquinália et Théâtre de l’Opprimé